Semaine du 18 Octobre 2019

Journal du 14 octobre 2019, Les pièges de la SNCF (commentaires)

Un bourgeois se plaint du train, un service public qu’il utilise rarement et qui n’ira pas mieux après ses plaintes.
Un amateur de belles lettres découvre une faute dans le texte, et demande qu’un modérateur corrige la faute. Linuxfr s’insurge que des gens se plaignent de l’utilisation du mot “modérateur”, au lieu de “modératrice”/“modérateur·ice” ou un mot neutre ; un quart des commentaires est consacré au sujet.
Un pragmatique rappelle que la situation du bourgeois n’évoluera pas pour le mieux quand il y aura l’ouverture à la concurrence à partir de la prochaine décennie.
Des apprentis du Professeur Layton remarquent une incohérence dans le raisonnement du bourgeois. Pourquoi se plaindre de la SNCF alors que la compagnie a été plutôt sympa avec lui dans son histoire ?
Linuxfr, comme toute la population française (et probablement celle des alentours), se plaint des tarifs élevés du train. Ceux qui s’en plaignent n’évoquent pas l’existence des cartes de réduction.

Journal du 14 octobre 2019, Faille dans sudo (commentaires)

Un amateur de bières (le même que celui du shebang de la semaine dernière) parle d’une faille de sécurité plutôt inutilisable à grande échelle dans un programme utilisé à grande échelle pour commettre des crimes.
Peu de réactions, puisque la faille est inutile, cependant il est remarqué que la faille a été découverte par une équipe d’Apple, ce qui pose la question chez un libristux de la sécurité des Macs. La question est aussi utile que son commentaire, voire ce journal.

Journal du 14 octobre, Du Rififi chez les gnous… (commentaires)

Les libristux sont choqués. En effet, des gens méchants demandent à ce que Richard Stallman (un gens gentil visiblement) soit démis du rôle de leader au sein du projet GNU et que l’organisation structurelle du projet soit revue. Ceci est tellement triste, Alexa, mets The Free Software Song.
Richard Stallman intervient sur son site, en annonçant qu’il continuera à être le leader du projet GNU, et qu’il n’a pas l’attention de s’arrêter. Mon soupir d’exaspération pourrait alimenter en énergie toute l’Islande pendant un an.
Un article d’un fan inconditionnel et plutôt inquiétant de rms est cité. Il est admis qu’il ne devrait pas être lu.
Un historien rappelle l’existence d’autres grandes figures du logiciel libre, comme Theo de Raadt.
Il est discuté de si le comportement *désagréable* de rms serait acceptable dans une entreprise, alors que ça n’est acceptable nulle part.

Si les gens n’en peuvent plus de travailler chez GNU ou la FSF, à cause de Stallman, pourquoi ne forkent-ils pas ?

On ne devrait pas être obligé·e·s de faire un fork à cause d’une personne détestable et détestée. Les forks de Mastodon ne devraient pas exister juste parce que Gargron est un connard, ils devraient exister pour répondre à des problèmes différents ou spécifiques.
De plus, ce n’est pas tout le monde qui a la possibilité de forker, que ce soit par manque de monde, de temps, ou de connaissances.

À part ça, il est encore dénoncé le fait qu’on ne peut plus rien dire.

Dépêche du 15 octobre 2019, Firefox 69

Nice.

Journal du 15 octobre 2019, Dopamine ! (commentaires)

Le mépris de classe est de sortie. Monsieur écoute France Culture et regarde Arte, cela lui donne apparemment le droit de cracher sur les gens qui jouent à Fortnite en les comparant à des drogués.
D’autres bourgeois se réjouissent qu’il existe encore des vraies chaînes de télévision du service public, comparé au contenu d’Hanouna. C’est tout.

Journal du 15 octobre 2019, Wikimedia pris en otage (commentaires)

Les bouffons sont de sortie. D’après le titre, Wikimedia serait dans la même situation qu’une personne présente au Bataclan.
Wikimédia France se fait infiltrer de l’intérieur “par les féministes radicales”, avides de création de pages pour les oubliées de l’Histoire ou de l’encyclopédie, et férues de l’écriture inclusive.
Plus de 120 commentaires, désolé·e de faillir à la rigueur “scientifique”, mais j’ai clairement la flemme de résumer ce qui se fait de mieux en terme de crassitude et de libristux. À tes risques et périls si jamais il te vient l’idée d’aller lire les commentaires. Surtout qu’il y a des gens qui s’inventent sociologues à l’intérieur.

Journal du 16 octobre 2019, Snap, Flatpak, Packagekit : c’est quoi ce bordel ? (commentaires)

Un libristux a déserté Linux pendant 5 ans (bruits de stupéfaction dans la salle) et revient en découvrant que le capitalisme a trouvé encore d’autres manières pour installer un éditeur de texte.
Linuxfr se dispute sur le fait que Flatpak, Snap et AppImage soient de bonnes solutions ou non. À aucun moment il n’est suggéré que l’utilisateur commun de Linux se fiche bien de quelle solution est utilisée, du moment que ça marche. Si ça ne te convient pas, change de système. C’est d’ailleurs étonnant de devoir le dire à des utilisateurs revendiqués d’Arch.

Journal du 16 octobre 2019, Féminisation des diplômes, y’a encore du boulot (commentaires)

Les bouffons ne sont toujours pas rentrés chez eux.
L’université Lyon 1 refuse de donner deux diplômes, parce que des gens ont écrit “doctoresse” au lieu de “docteur”.
Un libristux dit que c’est tout à fait compréhensible, parce que l’Académie Française (composée de tout, sauf de linguistes) ne veut pas qu’on dise “Madame la Ministre” ou “auteure”. Le consensus semble être de qualifier l’Académie de rétrograde.
Un patient découvre qu’il y a plus de sage-femmes que de sage-hommes, de la même manière qu’on découvre qu’il y a plus de députés que de députées.

Dans le cas où des personnes voudraient changer de sexe dans le futur (par exemple pour voir ce que c’est que d’être un mâle privilégié), comment ça se passe si le diplôme indique “doctoresse” à la place du docteur qu’elles seraient devenues ?

Les facs ont désormais l’obligation d’obtempérer quand les étudiant·e·s demandent à utiliser un prénom d’usage, ce qui fait que les diplômes sont également modifiés, et ce, même quelques années après avoir quitté la fac. Aussi, la formulation de la question est dégueulasse.

Journal du 16 octobre 2019, Les cons? ça ose tout! (commentaires)

Un citoyen belge s’insurge du fait qu’un fournisseur d’électricité ne sache pas utiliser Internet, un service qu’il ne fournit pas.
Puisque nous vivons dans une société, un libristux demande si on genre l’entité sus-citée au masculin ou au féminin.
Linuxfr s’accorde à dire qu’il faut faire usage du RGPD, de la plainte envers la CNIL et de la pression médiatique sur une entreprise dont le but est de fournir des watts, pas des données.
Chaque informaticien utilise le mépris de classe à sa manière pour montrer qu’il sait mieux utiliser un ordinateur qu’un boomer.

Journal du 17 octobre 2019, Notifications d’hébergements pour le Hellfest en Rust (commentaires)

Un métalleux flexe sur son utilisation de Rust, pour regarder s’il va trouver un hébergement pour ses potes l’année prochaine.
Deux fans de Rust le félicitent d’avoir franchi le pas. C’est tout.

Journal du 17 octobre 2019, Atom / VSCode (commentaires)

Fatigué du duel vim/emacs, un développeur propose le duel Atom/VSCode, la seule différence se trouvant dans le fait que ces deux éditeurs ont été écrits dans un langage criminel.
Linuxfr, n’ayant pas appris de ses erreurs, décide donc de se lancer dans la défense de sa chapelle : Atom, VSCode (ou la version libre, parce qu’il y en a toujours une), Emacs, neovim, Eclipse… Rien d’intéressant en somme.


Semaine du 11 Octobre 2019

Dépêche du 7 octobre 2019, Mémoires vives (“Permanent Record”) par Edward Snowden (commentaires)

L’une des idoles des libristux sort un livre, médium que le zoomer et les deux générations avant lui ont du mal à saisir. L’auteur de l’article fait une fiche de lecture, et se plaint de la traduction française. Il redirige ensuite vers la fiche réalisée par Stéphane Bortzmeyer. Yikes.
Une partie de Linuxfr ne comprend pas pourquoi le titre français n’est pas une traduction fidèle du titre original.
Un fidèle de Bortzy lit ses articles pour se décider à regarder un documentaire ou non. Les rockstars apprécient.
Est cité Charles Pasqua. Il est l’heure de fermer l’onglet de cette dépêche.

Journal du 7 octobre 2019, Petite mise à jour de OUI Léger (commentaires)

Un internet décide de faire le travail des développeurs de la SNCF à leur place, en rendant oui.sncf utilisable en 4G et sur les ordinateurs d’il y a 15 ans. La démarche est intéressante, puisqu’il est tout à fait possible d’acheter ses billets de train ailleurs que sur oui.sncf.
Un apprenti sociologue tente de se rendre savant en voulant faire parler les statistiques de téléchargement de l’extension Firefox (navigateur de facto du libristux), et n’y arrive pas.

Journal du 8 octobre 2019, [Hors Sujet] La dématérialisation comme moyen d’exclusion (commentaires)

Un français privilégié découvre que l’État français est raciste et fait tout pour empêcher les étrangers de rester sur le territoire national. Il se plaint alors de la dématérialisation des démarches administratives, car même si c’est pratique de ne pas devoir aller à la CAF pour faire un dossier d’APL, il existe aussi une génération de boomers qui ne sait pas utiliser un ordinateur. Il propose donc que des humains soient quand même là pour traiter les démarches administratives. Emmanuel Macron décide pour une fois d’écouter Linuxfr et arrête le racisme d’État. Well boys, we did it. Racism is no more.

Les libristux se demandent si une personne qui n’y connaît rien en informatique est juste réfractaire au changement. Un d’entre eux note que l’informatique demande un investissement temporel pour apprendre à s’en servir. C’est peut-être pour ça qu’on voit encore des personnes sous Windows XP, ayant peu envie d’apprendre la nouvelle interface de Windows 10, et encore moins qu’un h4ck3r lui installe Ubuntu.

Il aura fallu attendre un article sur le racisme d’État via la dématérialisation pour lire « T’es informaticien. Tu ne peux pas comprendre. » Il serait intéressant de le ressortir à chaque article concernant autre chose que Linux.

Dans un moment touchant, des bourgeois témoignent du fait qu’ils payent quelqu’un pour faire les démarches administratives à leur place.

L’auteur du journal rajoute qu’il aime également les livres numériques, sans se rendre compte que le livre est réservé à une classe privilégiée.

S’en suit une longue série de commentaires sur les expériences de chacun face à l’administration, au restaurant, à la banque, etc. Quelqu’un découvre que quand on est riche, on peut payer plus.
Il est évident que le sujet initial de l’article a été mis de côté.

Journal du 8 octobre 2019, Aller au travail, quand on n’a plus le choix. (commentaires)

Un développeur a une entorse à la cheville et découvre les merveilles de la casse du service public promue par les différent·e·s ministres de la Santé.

Un pingouin des villes propose d’aller voir le médecin traitant plutôt que les urgences pour avoir un arrêt de travail. Un pingouin des champs rappelle l’existence des déserts médicaux. Les pingouins sont relativement tous d’accord pour aller voir un médecin traitant.

Un réac qui ne veut pas être perçu comme un réac se plaint que les fonctionnaires sont des privilégiés et que les syndicats existent. Il ne comprend pas pourquoi ses commentaires sont downvotés.

Linuxfr raconte sa vie, où plusieurs ont eu plusieurs entorses à la cheville. Rappelons que le thème du site est de parler d’informatique et de Linux.

Journal du 9 octobre 2019, Site Gopher du magazine Taz (commentaires)

Un magazine allemand décide de ressortir un protocole très ancien dont tout le monde s’en fout pour afficher leurs articles sans commentaires et sans images, au lieu de refaire leurs pages web pour qu’elles soient rapides et légères.
Un développeur liste les différentes manières d’accéder à Gopher avec un navigateur Web, dont l’abominable NetSurf. Un de ses collègues s’insurge qu’on ne parle pas d’Haiku.
S’en suit une révision de l’Histoire sur qui a supplanté qui, WWW ou Gopher.
Un blagueur est triste, puisque Gopher ne permet pas d’afficher de pubs, ni de popups RGPD/cookies.

Journal du 11 octobre 2019, Les mots de passe des premiers développeurs/utilisateurs d’UNIX, notamment celui de Ken Thompson (commentaires)

Les gens découvrent qu’on peut cracker des mots de passe vieux de 40 ans, une époque où Michel Rocard était encore vivant et où les mots de passe ne dépassaient pas 8 caractères, si tant est qu’il y ait un mot de passe.
À part une personne qui se demande comment on peut trouver le mot de passe wendy!!! en 3 minutes, rien d’intéressant ne ressort des commentaires.

Journal du 11 octobre 2019, Collapse OS, un système d’exploitation pour rebâtir la civilisation (commentaires)

Un prophète annonce l’effondrement du capitalisme et de la mondialisation avant 2030, sans apporter de preuves scientifiques. Nous serons incapable de reconstruire les chaînes de production et nous devrons donc faire des ordinateurs avec des pièces détachées. Le prophète admet que son projet est inutile si l’effondrement n’a pas lieu ou qu’on a affaire à une invasion cannibale.
Un gamer a hâte de pouvoir réutiliser sa Master System pour en faire un Pip-Boy. S’en suit une discussion sur les réserves de cuivre à disposition et son prix.
Un rêveur raconte sa conception de la fin du monde. Quelqu’un rajoute la pénurie d’adresses IPv4 à cette conception.
Linuxfr se demande pourquoi le Z80 a été choisi au lieu du 6502 ou d’un processeur ARM. La pertinence du projet n’est toujours pas remise en question.

Journal (bonus) du 12 octobre 2019, Comment rendre le shebang plus festif (commentaires)

Un breton propose de remplacer #! par l’emoji bière (🍻) sur Linux. Pour ce faire, il faut télécharger le code source de Linux, faire quelques modifications, et compiler. Pour trois fois moins de temps, on peut boire un verre place Sainte-Anne à Rennes.

- Détaillez-moi un des projets que vous avez réalisé.
- J’ai remplacé #! par 🍻 dans mes scripts.

Linuxfr est partagé sur l’intérêt de la chose, puisqu’il s’agit d’un fichier relativement bien documenté.